Le S*xe fait vendre, mais ne vendez pas le s*xe!

 

Est-il efficace d’utiliser le sexe pour rendre une publicité accrocheuse ? Les agences de communication utilisent de plus en plus de façon subtile du sexe pour vanter un produit en jouant sur notre libido, ou tout simplement attirer l’œil afin de sortir une marque de l’anonymat.

Avouons-le, cela marche la plus part du temps. Le sexe réussit à capter l’attention sur une affiche mais il se créé à l’inverse un phénomène « pervers » qui fait que l’on se focalise sur le mannequin sexy ou la scène osée en oubliant hélas le produit.

Comme c’est le cas ci-dessous…

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Signé Chaba (ou Chabatheo), Charles Dadié de l’Agence Voodoo Communication

L’agence Voodoo Communication nous illustre bien notre phénomène dans cette campagne communication pour la marque Schweppes.

Un mannequin pas choisi sur le volet, suivez mon regard… et surtout une accroche qui corrobore avec l’image. Je dirai que tout le message est dans le geste ! Non ?

Dès le premier coup d’œil, vous êtes captivité par le mannequin et son geste, pas trop d’importance pour la capsule qui est le sujet principale.

Et là vous cherchez à comprendre l’accroche « Regardez plus tôt sous la capsule » et Oups ! Cible atteinte.

Que disent les chiffres?

Une étude menée en 2005, par Media Analyzer Software & Research, portant sur 200 hommes et 200 femmes a comparé les résultats de l’impact entre des annonces suggestives et non suggestives pour différents produits (tabac, alcool, carte de crédit…)  à l’aide d’un eye tracker* (cf.Article tiré de Adweek). Cette étude a livré quelques données intéressantes sur la façon que nous avons de regarder ces messages plus ou moins suggestifs.

L’étude nous montre que le parcours visuel sur une affiche ou une annonce presse entre un homme et une femme n’est pas le même. Un homme regarde en priorité la poitrine, le postérieur ou le visage du mannequin puis le produit et l’accroche. Une femme quant à elle, regardera le mannequin dans sa globalité puis le produit et l’accroche.
48% des hommes trouvent la publicité sexy intéressante, alors que seulement 8% des femmes sont d’accord.

La publicité suggestive est-elle alors l’arme absolue pour vendre des produits? Il semblerait que non, puisque cette même étude nous apprend que pour les hommes ou pour les femmes, la mémorisation des annonces suggestives est bien moins bonne (10,8%) que sur des annonces publicitaires classiques (22,3%). Une preuve que la vampirisation a un impact sur les taux d’attribution des campagnes.

Le « beau sexe » a toujours suscité l’intérêt (et l’excitation), et cela, les annonceurs et les agences de communication l’ont bien compris et le mettent régulièrement en avant pour s’assurer la réussite d’une campagne.

A force, il est désormais présenté de différentes manières :class, provoquant, raffiné, drôle ou encore vulgaire, bref, le sexe sous toutes ses formes. Comme vous le voyez ci-dessous.

Afin de célébrer dignement ses 18 ans, le célèbre « Guide Restos Voir 2014 » au Canada, sort une campagne aux allures Food Porn !

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Un peu osé quand même? Vous pensez pas? Mais très créatif reconnaissons le. Donnez nous votre avis en commentaire.

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